Gatineau and Birkie

By Colette Pépin (Article is also autotranslated into english)

Bonjour !

P1090907_800Woilà que les marathons 2013 sont maintenant terminés… tout a tellement passé vite !  Peut-être parce qu’il n’y avait pas de grosse organisation de voyage alors les petits quotidiens se sont succédés. Étrangement, j’en garde un souvenir très paradoxal de ces rencontres internationales d’amoureux du ski de fond…

Tout d’abord le marathon de Gatineau m’a bien confirmé que l’organisation est vraiment ce qu’il y a de plus médiocre dans toutes les marathons du Worldloppet (9) que j’ai connus à date. J’avais toujours entendu : “Gatineau, you go for the stamp, that’s all! “.

Ouais, vous voulez des exemples : Aucun signe dans la ville et le garage le plus près n’est même pas au courant de l’événement, alors on est mieux de savoir où aller … ;

6 Calme avant la fte_800– Vendredi p.m., une bannière de compagnie de ski indique l’entrée du pavillon de ski du Parc de Gatineau, mais FERMÉ. On doit récupérer les dossards de 17:30 à 20:30h seulement ! Moment où chacun s’occupe de ses skis, mange des pâtes et se couche tôt. En plus les lignes d’attente à partir de 17:00h devant les comptoirs énervent l’organisation et on nous dit que l’an prochain, la porte sera barrée ;

– Samedi matin, les navettes nous conduisent au Lac Philippe et le chauffeur s’arrête pour une pause au pavillon d’entrée BARRÉ, alors les filles font pipi devant l’autobus de gars;

– L’autobus nous dépose un peu plus loin (il y avait DEUX toilettes chimiques) et on dispose de 5 minutes pour préparer les skis, déposer le sac de linge et le signal est donné … à la surprise de tous. Il faut passer la ligne de départ large de 15 pieds ! Ouff, le troupeau de warriers devait se bousculer dans si petit ;

– Et voilà que la vague ZEN dévale le profil ondulé jusqu’à mi-chemin où les conditions glacées élève la difficulté dans les descentes abruptes. Un skieur devant moi se blesse à en crier pour s’arracher le cœur. Je suis plus prudente et comme plusieurs, j’enlève mes skis dans plusieurs descentes au lieu de faire venir les patrouilleurs.

– Je skie en alternance avec un monsieur japonais très gentil et nous échangeaons sur la beauté du paysage.

– Personne à l’arrivée dans un grand champ vide et venteux, une chance que les machines ont pris notre temps. J’attends les deux japonais qui n’en revenaient pas ! Au moins on est trois à se féliciter.

– Après m’être changée, je constate que la cafétéria est FERMÉE ? ? ?  Ils ont quitté à 15:30h !

– Il a fallu que je demande au micro si on étampait le passeport du Worldloppet, car personne à la table et une douzaine de skieurs attendaient !

Bref, pas impressionnant comme organisation …  dans mon pays ! and really you go for the stamp and even that, you have to look for it !

La semaine suivante, je m’envole pour Minneapolis. Une navette vient me chercher à l’aéroport et nous amène à Hayward, Wi. Par hasard, le chauffeur est Ron, chez qui j’habiterai. Nous traversons ce coin des USA développé par des scandinaves qui ont commencé l’American Bierkebeiner, il y a 40 ans. Certains villages sont finlandais, suédois et Hayward est norvégien.

3 heures de route et j’arrive dans cette petite ville de 2300 habitants, on sent la fête et ça circule à pieds. 10,000 participants sont éparpillés dans la région et attendent le samedi matin. Ron stationne à une toute petite maison super chaleureuse. Shari nous accueille et je m’installe dans une pièce où il y a un petit lit. La décoration est simple, mais la vue sur les sapins me laisse croire que tout sera très calme. Je me sens privilégiée.

Vendredi de 09:00 à 21:00 on peut récupérer son dossard et wow quel salon de ski : lunch à volonté avec des galettes-maison digne de supers grands-mères. Sur la rue principale, des activités pour les familles et les entreprises nous font tordrent de rire. C’est un golden (photo 1) qui remporte la palme de l’humour ; au lieu de courir, il s’assoyait et donnait la patte à son maître qui tirait dessus, voulant montrer au public très supportant, qu’il était un bon chien. Sur les longs skis, des dizaines d’entreprises déguisées (2) nous ont montré leur adresse et ça n’avait pas l’air facile. Il neige à plein ciel (3) et c’est féerique.

En fin d’après-midi, en revenant à la maison, je vois : Blue berry soup dans une vitrine. C’est un magasin d’alimentation naturelle et la proprio suédoise donne un petit clin d’œil vassaloppet aux visiteurs. Elle me montre (4) les deux gros chaudrons de bleuets frais qui embaument le magasin.

Je prépare mes skis en compagnie de Ron et Shari qui ne connaissent rien au ski et qui expérimente l’accueil. Nous connectons assez rapidement, car Ron a une philosophie de cœur très semblable à la mienne. Assis sur le comptoir de cuisine (5), nous échangeons sur la vie et c’est tellement bon de connecter tranquillement avec des gens éveillés.

À 17:00h, l’Église catholique nous propose un souper de spaghetti pour se ramasser des fonds. Il en coûte 7$ et j’en donne 10$, tellement je sens que je ne serai pas déçue. Hé bien à la quantité de pâtes cuisinées, le spag était « aldante » digne d’un chef italien. Je mange d’abord avec deux tchèques et nous parlons de Bedrichov  2012 et ensuite ils donnent leur place à deux norvégiens où je parle de Bierkebeinnerrennet 2014, mon projet futur. Il faut que je vous dise que pour dessert, il y avait quatre grandes tables collées remplies de desserts variés qui s’auto-remplissaient comme par magie et continuellement. Multiplication des pains ! ! !

Pour revenir, j’ai marché sur la « MAIN » (6) où passeront les 10000 skieurs avant de franchir la ligne d’arrivée. C’est tranquille et tout attend. Ha oui, Ron et Shari demeurent à trois coins de rue de l’arrivée !

06:30h samedi matin, navette qui m’amène à Telemark Lodge. Centre de ski alpin où on a aménagé l’aire de départ, tout près de la montagne. Impressionnant et rien ne manque… pour 10000 participants (hommes et femmes !). (7) Les informations au micro sont claires et les vagues partent en alternance patin et classique.

Les pistes des deux techniques se suivent à plusieurs endroits. Comme commentaire personnel, c’est le marathon le plus difficile skié à date. Après le premier kilomètre de plat, on s’engage sur un profil d’accordéon qui pendant 50 kilomètres nous font monter en canard, descendre en toute sécurité pour remonter en canard et ce, sans arrêt ! ça ne finit pas ! Par chance, il y a de l’animation parfois des djembés marquent le pas, en pleine forêt une vingtaine de guitares électriques, ailleurs, des skidoos nous klaxonnent,  Au 42e kilomètre, encore une montée nommée « Bitch Hill », Un jeune déguisé en moine nous donne l’absolution de toutes les bêtises faites depuis notre naissance, car on se repent dans la douleur en montant « Bitch Hill ». Au sommet, deux jeunes filles nous honorent d’une épinglette : I conquered Bitch Hill. C’est trop drôle… On termine en traversant le lac (3kms de plat) où le club de pêche escorte la piste et nous propose un verre de bière. Enfin Hayward sur la ligne d’horizon grossit tranquillement.

Il m’a fallu 7 heures car je me suis arrêtée partout pour profiter de l’ambiance et malgré tout, en arrivant sur les derniers 200 mêtres (Main street) la foule était toujours là pour accueillir. En traversant le fil d’arrivée, on annonçait Colette Pépin from Quebec city. You know their is a big winter carnaval in this town and it is in the french part of Canada ! Je me suis fait dire “Bonjour ou bienvenue “ par plein de monde !

Chacun reçoit une médaille (8), on récupère le sac de vêtements, mange des pâtes chaudes, l’étampe du passeport et on ne veut pas que ça finisse ! J’arrête au bureau de la Birkie pour les féliciter et remercier. Je réalise que toute l’équipe sont des femmes au-delà de soixante ans… et quelle gaieté relaxe.

La soirée a été courte mais Ron et Shari voulaient écouter tous mes commentaires. « Be proud of your marathon » que je disais souvent. On a bien ri et j’ai fait de très beaux rêves, cette nuit là !

Trop rapidement, je reprenais la navette le lendemain à 08:30h. Cette fois on est quatre dont le japonais qui m’avait supporté à Gatineau.  Vive les hasards de la vie !

Par ce témoignage, je voudrais aussi faire un clin d’oeil à mon coach, Yves A Nadeau qui m’a conduit aux Olympiques et qui passera sur la table de transformation pour recevoir deux genoux bioniques. «Quand tu penses qu’il y en n’a plus, il y en a encore ! » qu’il me répétait. Je rend hommage à cette force merveilleuse cachée au fond de nos bottines et qui nous apporte autant de joie.

Je remercie la Vie de me donner la possibilité de vivre des moments tellement miraculeux et heureux. Les hasards de l’aventure me laissent croire que vraiment on attire ce que l’on est et il y a de l’amour et de la paix partout sur la planète. Il suffit simplement de donner la place et d’accueillir.

Je vous en souhaite  autant…

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One Response to Gatineau and Birkie

  1. Jacques Wong says:

    The new 55′ K classic is a new course and i think the majority like it. Why? Because skiing in the woods is like to be the well and famous http://fr.wikipedia.org/wiki/Herman_Smith-Johannsen.
    The spirit of the Gatineau loppet, is in a style of “Coureur des bois” . That’s mean, you have a new and a big country to explore. You can’t see that elsewhere. It is not a legendary Worldloppet and those who organize and maintain this event year after year, are the best they have for this 35 years old member , beside those, who are legend and spectacular. I don’t try to make a sense against your opinion, but, we know that the Gatineau loppet is a member foundation inside these who join many other country. The Gatineau loppet is not a stamp to put in a passport, it is better than that. It is a representative emblem of the cross country ski in Canada all around the world and the american continent. This Worldloppet event as a quite personality and respect among the well named. I am a cross country lover and an accomplished master’s Worldloppet. The world is not perfect but we have to say every time, this is a nice day to do cross country skiing race.
    Enjoy it, even with a big opened eye.

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