Marcialoga 2016 report

Marcia 2016 : belle et artificielle.

 (Text by Boris. English version autotranslated is here)

(See photoalbum from Marcialonga 2016)

Après une Jizerska réduite à 15 km, une Dolomitenlauf sur 4 boucles de 2+8 km, enfin une course sur son parcours ordinaire de 70 km.

Une Marcia comme d’hab’ ?

Hélas oui : tout en artificiel, comme bien souvent.

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Alors que dire ?

Bravo à toute l’équipe de la Marcialonga d’avoir réussi cette prouesse technique et physique d’offrir 70 km de neige à près de 8000 concurrents malgré une absence totale d’enneigement dans les vallées de Fiemme et de Fasa. Et une température variable entre +2 et +8° C.

Ou, comme le pensent certains coureurs et non sans argument : quelle tristesse que de maintenir à coups de canon à neige une épreuve qui n’a lieu d’être que pour des raisons commerciales… et qui est une injure écologique.

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Pour ma part, je reste admiratif et je tiens à remercier les bénévoles de la Marcia qui ont collecté, pelleté ces milliers de mètres cubes de neige pour notre plus grand plaisir.

J’ai calculé que les 70 km de la Marcialonga représentent à peine 20 ha de sol enneigé ! Un carré de 500m sur 400m.

Et cela permit à 7954 skieurs de parcourir (presque) normalement cette belle course italienne sur 70 km.

 

Oui, une Marcia comme d’hab’ avec une ambiance surchauffée dans les villages, une montée grandiose sur Cavalese, une orga aux petits soins, quasiment pas d’embouteillages et des descentes sans grand danger…

De la neige jusqu’au bout. Enfin, disons,  quelque chose sous les skis qui évitait de crocher herbes et cailloux.

 

Mais une absence quasi-totale de traces pour ceux qui, comme moi, partirent dans les dernières lignes. Ni traces … ni glisse ! Contrairement aux années précédentes il me fallut pousser dur sur les bâtons dans toute la descente de Canazei à Molina. Près de 50 km de poussée simultanée pour ne guère avancer.

Seule consolation : ce fut un bon entrainement pour la Vasa !!

Heureusement il fit beau, sec et pas de vent.

A l’arrivée une sympathique pasta partie, la veille une très belle réception des skieurs de la Worldloppet durant laquelle les titulaires d’un titre de master en 2015 présents à Cavalese se firent remettre un beau diplôme, ainsi que trois heureux hommes qui se virent féliciter pour avoir boucler 10 passeports.

Et le soir un feu d’artifice grandiose qui affola gravement les chiens de mes voisins.

Que dire encore ? : Une grande tente pour patienter au départ et papoter avec les amis, un service de cars au point pour relier tous les hôtels de la vallée tant vers le départ à Moena que à partir de l’arrivée à Cavalese. Et un grand parking réservé au concurrent à 100 mètres du départ pour ceux qui voulaient ou devaient rejoindre le départ en voiture.

Pas de couac : une organisation bien rodée. Une belle épreuve de la Worldloppet mais qui gagnerait tant à connaître des pistes naturellement enneigées et froides.

Difficile de reconnaitre le parcours cette année : une partie seulement étant accessible les jours précédents la course. Bon, il n’a pas changé depuis la première édition (dans la fin des années 70)

A noter que même au col de Lavazze (pourtant à plus de 1500 mètres d’altitude) la neige était rare et la piste réduite à une boucle de 6 km.

 

Cette 43ème Marcialonga a encore été marquée pour une domination scandinave. Dans les résultats (10 scandinaves sur les …10 premiers hommes et 3 suédoises sur les 5 premières femmes) mais aussi et surtout dans la participation : 1895 norvégiens, 1272 suédois et 221 finlandais ont fini l’épreuve reine de 70 km contre 2142 italiens, 78 allemands et… 24 français !

Deux raisons à cela : le style imposé : le classique, auquel les scandinaves sont plus habitués mais aussi (surtout) les modalités d’inscription : la moitié des dossards sont en effet réservé aux agences (et principalement norvégiennes et suédoises). Pour les autres il faut s’arranger avec un hôtelier (ou une agence de voyage style Sandoz) pour obtenir le fameux sésame.

Angelo Corradini, patron de la Marcialonga et de la Worldloppet en convient : ce n’est pas satisfaisant mais que faire ?

 

L’association des skieurs de la WL (iawls) suggère qu’une centaine (ou plus) de dossards soient réserver à ses membres…Comme il suffit de finir une épreuve de la WL pour pouvoir rejoindre cette association, cela ne serait pas discriminant. A suivre …

 

Et pour conclure je dirai, comme Carla Braito, l’efficace secrétaire de la Marcia, au soir de la course :

« Voilà, on l’a fait ! »

Pour elle et son équipe, il s’agissait d’avoir offert à tous ces 70 km de pistes et pour nous skieurs…de les avoir terminés.

 

Et à l’année prochaine si la neige le veut bien.

 

Quelques résultats :

Canada : Robert Palliser, 5h37 ; Grant Mac Load 7h22

USA : Jay Wiener 8h18 et Paul Hohbach 8h32

France : Hannes Larsson 9h00 et Boris Petroff 5h57

Rép tchèque : Radek Ondryas 5h58, Joseph Kral et Iwana Kralowa 8h21

Belgique : André Hazard 6h42 et Alain Ghislain 6h23

Suède : Christer Bengtsson 7h33

Italie : Umberto Impalmi 5h22

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