New in 2017: a night Vasa free technic!

(french text will follow after english text)

I ran the first night Vasaloppet, the Nattvasan!

Per team of two, with my nephew. It was exceptional …

At 7:30 pm the night fell and we are on the starting line: there is only one line. Great emotion as everyone knows that it lives a historical moment. The first Vasa by night. The frontal lights come on … then go off at about 7:45 at the request of the presenter to highlight the laser show and the violinist who plays a sonata for us (pretended but no matter), on the watchtowers where Sunday morning young Girls will encourage us to warm up.

It’s beautiful, it’s magical.

At 7:55 pm, the frontals come alive again and you would think in broad daylight as their beams are powerful.

20h00: we’re off! Gorgeous glide. My Roman nephew is stuck behind me and we go from one track to another to win some places at the start. It is immediately the wall: in skate the snow is upset and we climb to the pace. But quickly the second km then the third frees us. At our level essentially skiers are on skate. From the top of the slope to Smägan we are very fast (… for us)  with the energetic thrusts. Smägan reached 52 ‘. And it is even faster for Mangsbodarna that I join in 1:42. I’m like a crazy dog, so happy to snatch, to slip, to double, to chain the steps of one on this sweet and fast snow!

I turn around: I lost my Roman … which arrives 3 minutes later not without having, too, forced as a madman.

Good surprise: refreshment, unlike official announcements, there is hot water and energy drink. I carry two liters of drink in my backpack for nothing. Only problem: no cups! We shall drink on the ladle before finding a goblet … which we will keep religiously to Eldris.
Another surprise: the crowd of great days is here! Campfires,  music, smells of grilled sausage along the way. As in daylight.  Unbelievable. We are 251st in Mängsbodarna (and I had to be in the 200 on my suicidal arrival).

It is the great descent: fortunately I know it easy because we do not see far with our meager frontal and we are sometimes alone.

It is magic ! We look for the wolves and do not find their eyes shining in the night. Roman has a shot of bloose. He keeps the rhythm but I can see that he drool.

At the bottom of Evertsberg, a miracle, we find a snow a little warmer and much faster. We spent half. Romain knows he will go to the end. Our average goes up and we double couples in classic … From time to time we see some tied by a string of a few meters: the husband before pulls his wife to relieve her on the slopes a little rough.

And always the same amazement to be there, the same affluence at the edge of the track, the same pleasure to slip in skate. I remain stuck to Romain and ski without sticks, soft and long pushes on this flat ground in soft snow I saved my arms for Sunday.

But this is the first time that I will swing 90 km skate in one go!

Oxberg / Hökberg: I reassure Romain “This is the last passage a bit hard”. To tell the truth, at night and in skate one feels the bumps only at the end. This is not at all the same as daytime and classic. It is almost 2am in the morning and we are not at all sleepy.

Eldris: It’s won. 9, 8, 5 … Mora comes closer. And already we see all green then all blue the church illuminate the place.

At 3h27’19 ” we cross the line. Romain did not weaken. He is in the mood to finish in less than 7h30. Me too. We are 327th out of 795 (705 teams ranked).

Quickly take the bus, pick up our bags, snack the dinner and the sleeping arrangements (“do not resume your car as soon as you arrive: rest first on the mattresses we have planned for this purpose” Vasa told us in a mail before the race but it is on foot that we will find our bed), take the bus to Mora town, go back quickly to our lodging, shower and especially go to bed. It is 4:30.

It’s done ! One more Vasa (..my 32th) but which Vasa !!!

Certainly she runs by two, but not in relay! It’s a real Worldloppet GOLD race! For proof: the next day I was doing the “real” Vasa, day and classic … and I was faster than the night before in skate despite fatigue and lack of sleep …

Congratulations to the Vasaloppet for having, after 96 years of Vasa, still known innovate!

For the rest, it is always the same magic of this race like no other, expensive but so well thought out in every detail.

Boris Petroff

FRENCH TEXT:

Nouveauté 2017 : une Vasa de nuit et en skate !

J’ai couru la première Vasaloppet de nuit, la Nattvasan !

Par équipe de deux, avec mon neveu. C’était exceptionnel…

A 19h30 la nuit est tombée et nous sommes sur la ligne de départ : il n’y a qu’une ligne. Grande émotion tant chacun sait qu’il vit un moment historique. La première Vasa de nuit. Les frontales s’allument… puis s‘éteignent vers 19h45 à la demande du présentateur pour mettre en valeur le spectacle laser et la violoniste qui joue une sonate pour nous (fait semblant mais qu’importe), sur les miradors où dimanche matin les jeunes filles nous inciteront à nous échauffer.

C’est beau, c’est magique.

A 19h55 silence, les frontales reprennent vie et on se croirait en plein jour tant leurs faisceaux sont puissants.

20h00 : c’est parti ! Glisse magnifique. Mon neveu Romain est calé derrière moi et on passe d’une trace à l’autre pour gagner quelques places au départ. C’est tout de suite le mur : en skate la neige est bouleversée et on monte au pas. Mais bien vite le deuxième km puis le troisième nous libère. A notre niveau essentiellement des skieurs en skate. Du haut de la pente jusqu’à Smägan nous enchainons les pas de un et des poussées énergiques. Smägan atteint en 52’. Et c’est encore plus rapide pour Mangsbodarna que je rejoins en 1h42. Je suis comme un chien fou, tellement heureux d’arracher, de glisser, de doubler, d’enchainer les pas de un sur cette neige douce et rapide !

Je me retourne : j’ai perdu mon Romain…qui arrive 3 mn plus tard non sans avoir, lui aussi, forcé comme un fou.

Bonne surprise : aux ravitaillements, contrairement aux annonces officielles, il ya de l’eau chaude et de la boisson énergétique. Je trimballe pour rien deux litres de boisson dans mon sac à dos. Seul problème : pas de gobelets ! Nous boirons à même la louche avant de trouver un gobelet carton… qu’on gardera religieusement jusqu’à Eldris.

Autre surprise : la foule des grands jours est là ! Des feux de camp, des musiques, des odeurs de saucisse grillée sur tout le parcours. Comme en plein jour. Incroyable. Nous sommes 251ème à Mängsbodarna (et je devais être dans les 200 à mon arrivée suicidaire).

Nos frontales éclairent chichement les quelques mètres devant nous mais nos voisins disposent de torches d’une puissance incroyable qui nous tracent la route. Et puis il n’y a rien à voir : circulez !

Après Mangsbodarna, le vent se lève et la neige est beaucoup plus froide. Résultat nous perdons notre belle glisse. Et d’avoir forcé les 24 premiers km, nous le payons.

Risberg en 2h34 avec Romain à quelques pas de moi.

Je décide de me caler derrière lui : pour ne pas le perdre et …le pousser aux fesses.

Evertsberg en 3h44. Nous sommes 304 ème. A dire vrai nous allons au même rythme que les autres, mais nous restons plus longtemps aux ravitaillements : Romain, en manque de km, a besoin de souffler quelques minutes.

C’est la grande descente : heureusement que je la sais facile car on ne voit pas bien loin avec nos maigres frontales et nous sommes parfois seuls.

C’est magique ! On cherche les loups et ne trouvons pas leurs yeux briller dans la nuit. Romain a un coup de bloose. Il garde pourtant le rythme mais je vois bien qu’il en bave.

En bas d’Evertsberg, miracle, nous retrouvons une neige un peu plus chaude et beaucoup plus rapide. Nous avons passé la moitié. Romain sait qu’il ira au bout. Notre moyenne remonte et nous doublons des couples en classique… De temps à autre nous en voyons certains attachés par une ficelle de quelques mètres : le mari devant tire sa femme pour la soulager dans les pentes un peu plus rudes.

Et toujours le même émerveillement d’être là, la même affluence au bord de la piste, le même plaisir à glisser en skate. Je reste collé à Romain et skie sans bâtons, en douces et longues poussées sur ce terrain plat en neige douce  Je m’économise les bras pour dimanche.

Mais c’est bien la première fois que j’enchainerai 90 km en skate d’une traite !

Oxberg/Hökberg : je rassure Romain « C’est le dernier passage un peu dur ». A dire vrai, de nuit et en skate on ne sent les bosses qu’à la fin. Ce n’est pas du tout la même impression que de jour et en classique. Il est presque 2heures du matin et on n’a pas du tout sommeil.

Eldris : c’est gagné. 9, 8, 5… Mora se rapproche. Et déjà on voit toute verte puis toute bleue l’église illuminer la place.

A 3h27’19’’ nous passons la ligne. Romain n’a pas faibli. Il est aux anges d’en finir en moins de 7h30. Moi aussi. Nous sommes 327ème sur 795 (705 équipes classées).

Vite prendre le bus, récupérer nos sacs, snober le dîner et le couchage prévu (« ne reprenez pas votre voiture sitôt arrivés : reposez vous d’abord sur les matelas que nous avons prévus à cet effet »  nous précisait la Vasa dans un mail de la veille de course mais c’est à pieds que l’on retrouvera notre lit), reprendre le bus pour Mora ville, rentrer bien vite dans notre gîte, se doucher et surtout se coucher. Il est 4h30.

Mais quelle joie ! Une de faite.

Et quelle Vasa !!!

Certes elle se court à deux, mais pas en relais ! C’est une vraie course GOLD de la Worldloppet !

Pour preuve : le lendemain je faisais la « vraie » Vasa, de jour et en classique… et j’ai été plus rapide que la veille de nuit en skate malgré la fatigue et le manque de sommeil…

Bravo à la Vasaloppet d’avoir, après 96 ans de Vasa, encore su innover !

Pour le reste, c’est toujours la même magie de cette course pas comme les autres, chère mais tellement bien pensée dans tous les détails.

Boris Petroff

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One Response to New in 2017: a night Vasa free technic!

  1. doug Jackson says:

    Well done Boris and Romain. Heros!. Congratulations and thank you for the fantastic story of your adventure. Not for me…….but a great bonding experience for you both. Cheers doug Jackson.

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